La fin des Step by Step, International Ministries

novembre 7, 2008

Chers amis, chers visiteurs,
depuis 2003, les Step by Step, International Ministries distribuent à travers le monde Bibles et brochures destinées à édifier l’homme et à lui proposer Dieu, d’une manière aussi simple que lorsque le Christ enseigna ses disciples.

Aujourd’hui, après bien des aventures et nombre de demandes de Bibles ou d’autocollants, de livres de prières ou de K7 audio de témoignages, que ce soit en RDC, en Nouvelle-Zélande, en France, en Belgique, notre modeste ministère ferme malheureusement ses portes.
Les derniers mois ont été particulièrement durs pour notre petite équipe, qui a dû faire face à un bilan humain et financier un peu douloureux.

Certains d’entre nous ont d’ores et déjà rejoint les services de différentes Eglises de Belgique; d’autres attendront de Dieu qu’Il leur montre ce qu’Il attend d’eux.

C’est avec beaucoup de regrets, et une certaine tristesse, que nous vous annonçons donc la fermeture définitive des Step by Step, International Ministries…

Merci à tous ceux qui ont soutenu cette initiative née, rappelez-vous, sur la plateforme de e-monsite !
Merci pour vos coups de mains, et pour vos prières,
qu’elles soient passées, présentes, ou à venir.

Que Dieu vous partage sa Paix,
votre frère en Christ,

Samuel.

PS : Jusque fin 2008-début 2009, vos prières et messages seront accueillis avec plaisir sur stepbystepministries@gmail.com

Bienvenue !

novembre 28, 2007

Bienvenue sur Step by Step, International Ministries

Les Step by Step, International Ministries est un service destiné aux chrétiens et aux autres croyants. Ministère libre, il veut êre un espace d’information et d’offre de ressources pour quiconque souhaite progesser dans sa foi. Ce ministère travaille avec différentes Eglises classiques et libres, mais n’est subsidiée par aucune d’entre elles, dans un souci de réelle liberté. Envie, vous aussi, de faire profiter les internautes de vos ressources ou de votre ministère ? N’hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements. Step by Step, International Ministries est un ministère non-commercial : la plupart de ce que nous offrons est gratuit.

Bonne visite !

Les Step by Step, International Ministries sont heureuses de prendre part à l’action caritative et d’évangélisation du … White Stone … Ministry, basé au Nevada.

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www.whitestoneministry.net

Quelques nouvelles

novembre 28, 2007


Frères et soeurs, pasteurs et ami(e)s,
devant la grande demande de Bibles en direction de l’Afique et de l’Asie, nous ne sommes plus en mesure de fournir de grandes quantités de Bibles. Merci donc de bien vouloir limiter vos demandes à quelques examplaires. par ailleurs, nous connaissons actuellement des problèmes de retour de courriers : merci de bien vouloir nous communiquer vos adresses de manière aussi précise que possible.

Vous avez demandé des Bibles ou d ‘autres publications ?
Vous ne les avez toujours pas reçues ?
Merci de bien vouloir renvoyer votre demande à

stepbystepministries@gmail.com

Veuillez nous excuser pour ces désagréments, pour les lesquels nous cherchons de satisfaisantes solutions.

Gratuit !

novembre 28, 2007

 Nous venons de recevoir plusieurs articles qui peuvent être à vous dès aujourd’hui ! Choississez votre article, et envoyez-nous un mail, avec votre adresse postale !

Nous avons reçu une dizaine de Bibles en anglais, de la version King James. Offertes par Lesea Broadcasting, elle viennent d’être importées, rien que pour vous ! Format : approximativement 13X25 cm, 118 pages. Elles sont totalement gratuites !

Dans le domaine du dialogue interreligieux, nous avons une vingtaine de Bhagavad-Gita de poche (9 X 13 cm) à vous offrir. Il s’agit d’une présentation de la Gita par Ramananda Prasad, Ph. D, distribuée par l’International Gita Society. Envoyez-nous un mail, et ce petit livre de 120 pages est à vous !

Testimony Time

Nous venons de recevoir des autocollants du ministère ci-dessus. De langue française, ils vous proposent de témoigner de Christ par des stickers à placer sur la voiture, la fenêtre, etc. Ce ministère propose également différents témoignages chrétiens sur cassette. Pour obtenir des autocollants, envoyez-nous un mail, sur stepbystepministries@gmail.com
Découvrez le site des Christian Witness Bumper Stickers :  http://www.christianbumpersticker.org/

 Revenez nous visiter régulièrement !

Confession de foi de La Rochelle (1559)

novembre 28, 2007

La confession de foi de 1559

dite de la Rochelle

 

 

Cette nouvelle édition de la Confession de La Rochelle a été réalisée par la Fondation d’Entraide Chrétienne Réformée aux Pays-Bas, en collaboration avec les Editions Kerygma en France.

La disposition des articles a été respectée. Les sections, titres et sous-titres, alinéas ont été ajoutés. L’adaptation de la langue a été recherchée avec fidélité.

Des notes reproduisent quelques termes anciens; ici et là, des éclaircissements nécessaires au texte.

Le texte en français modernisé a été rédigé par les soins du pasteur Pierre Ch. Marcel, docteur en théologie en France, en accord avec le professeur C. van Leeuwen, docteur en théologie aux Pays-Bas.

La véritable confession de foi des Eglises réformées en France, dite de La Rochelle, a été faite d’un commun accord par les Français qui désirent vivre selon la pureté de l’Evangile de notre Seigneur Jésus-Christ.

(c) Fondation d’Entraide Chrétienne Réformée aux Pays-Bas – 1988.

2e Edition – 1998.

Diffusion:

- en France: ISBN 2-905464-07-0

 

Editions Kerygma

33, Avenue Jules-Ferry

F-13100 Aix-en-Provence

 

- autres pays: ISBN 90-71558-02-9

 

Fondation d’Entraide Chrétienne Réformée

Ratelaar 56

2923 GG Krimpen a/d IJssel

Pays-Bas

Parus dans la même collection:

- le Catéchisme de Heidelberg, sous le titre “Quelle est ton unique assurance dans la vie comme dans la mort?”;

- les Canons de Dordrecht (les cinq articles de doctrine), sous le titre “Le solide fondement”;

- le Catéchisme de Genève, sous le titre “Choisis la vie …”

 

TABLE DES MATIÈRES

Préface

PLAN DE LA CONFESSION DE FOI

I. Dieu et sa Révélation

 

1. Dieu

2. La Révélation

3. L’Ecriture sainte

4. L’Ecriture, règle de la foi

5. L’autorité de l’Ecriture

Nos Symboles

6. La Trinité

7. La création

Les anges et les démons

8. La providence de Dieu

 

II. L’homme et son péché

 

9. Pureté originelle

et déchéance de l’homme

Impossibilité d’une religion naturelle

La nécessité de la grâce

10. L’hérédité du péché

11. La condamnation du péché

La permanence du péché

 

 III. Jésus-Christ

 

12. Notre élection en Jésus-Christ

13. Notre salut en Christ

14. La divinité et l’humanité de Jésus-Christ

15. Les deux natures du Christ

 

 IV. L’oeuvre du salut

 

16. La mort du Christ

17. Notre réconciliation

18. Notre pardon gratuit

19. La prière

Notre paix

20. La justification par la foi

21. Le don de la foi

Le don de la persévérance

22. Notre régénération

Les oeuvres bonnes

23. L’usage de la Loi et des Prophètes

24. Rejet de fausses doctrines

 

V. L’Eglise: sa nature

 

25. Le ministère de la prédication et des

Sacrements

26. L’unité de l’Eglise

27. L’Eglise véritable

28. Les fausses Eglises

La Papauté

 

VI. L’Eglise: son organisation

 

29. Les ministères

30. L’égalité des pasteurs

L’égalité des Eglises

31. Les vocations

La vocation intérieure

32. L’union entre les Eglises

33. Lois et règlements ecclésiastiques

L’excommunication

 

VII. Les Sacrements

 

34. Les Sacrements en général

35. Le Baptême

Le Baptême des enfants

36. La Sainte-Cène

37. L’effacité des Sacrements

38. La nécessité des Sacrements

 

VIII. Les Pouvoirs publics

 

39. La nécessité des gouvernements

Les magistrats

Le respect dû aux Autorités

40. L’obéissance due aux Autorités

 

 

Notes

 

Notes

Le Symbole des Apôtres

Le Symbole de Nicée

Le Symbole d’Athanase

Les nombreux textes bibliques reproduits sous chaque question ont été tirés de la Bible à la Colombe (Nouvelle version Segond révisée 1978 – (c) Société Biblique Française).

 

PREFACE

Car en croyant du coeur on parvient à la justice, et en confessant de la bouche on parvient au salut, déclare l’apôtre Paul. (Rm 10:10)

La foi, la confession; le dedans, le dehors.

La foi du coeur n’est pas silencieuse: elle doit se déclarer pour être communiquée. Il est impossible de dissimuler: toute vraie foi s’extériorise par sa confession. Confesser, c’est publier pour faire connaître.

La siège de la foi n’est foi point au cerveau, mais au coeur. Elle doit l’embraser du désir de la gloire de Dieu, de sorte que la flamme s’en montre au-dehors. Ce serait une niaiserie de dire qu’il y a du feu où il n’y a ni flamme ni chaleur!

Pour unir les croyants en un même corps, il faut donc une Confession commune, brièvement exprimée en “articles de foi”. Ils fondent et garantissent l’unité de l’Eglise. Ils épanouissent et maîtrisent tout à la fois les émotions de notre coeur, exaltent et contrôlent la marche de notre intelligence. Nous demandons au témoignage intérieur du Saint-Esprit d’être le garant de ces articles de foi, sans cesse soutenus par des références à l’Ecriture sainte; ainsi pourrons-nous – ensemble – “aimer Dieu et notre prochain de tout notre coeur et de toute notre intelligence“. (Mc 12:33)

“La véritable confession de foi de nos Eglises réformées de France” est celle, en 40 articles, dite de la Rochelle. Déclarée telle en 1571 par le Synode national qui y tint ses assises, elle mit fin aux difficultés suscitées depuis 1559 par l’emploi parallèle de La Confession de foi de l’Eglise de Paris, comptant seulement 35 articles.

Quoique pratiquement abandonnée par beaucoup de nos jours, cette Confession n’en reste pas moins La Confession de Foi des Eglises réformées en France. Aucun Synode national depuis lors n’y a jamais apporté de modification. Tel est le texte qui a été réédité sous une forme appropriée aux lecteurs d’aujourd’hui.

Dans une “Lettre au Roi”, Calvin, qui en est l’auteur principal, la présente ainsi :

“Les articles de notre Foi, qui sont décrits assez au long dans notre confession, reviennent tous à ce point: puisque Dieu nous a suffisamment déclaré sa volonté par ses prophètes et apôtres, et même par la bouche de son Fils notre Seigneur Jésus-Christ, nous devons cet honneur et ce respect à la Parole de Dieu, de n’y rien ajouter du nôtre, mais de nous conformer entièrement à la règle qui nous y est prescrite … Nous estimons être très raisonnables de préférer les commandements de Dieu, qui est la Vérité même, aux commandements des hommes, qui, de leur nature, sont enclins au mensonge et à la vanité. Et quoi que nos adversaires prétendent contre nous, nous pouvons pourtant dire devant Dieu et devant les hommes que nous ne souffrons pour autre raison que pour maintenir notre Seigneur Jésus-Christ comme notre seul Sauveur et Rédempteur, et sa doctrine seule, notre doctrine de vie et de salut.

Nous ne doutons point que tous ceux qui jugeront avec discernement ne nous soient équitables, … afin qu’ils apprennent à se ranger au troupeau de ce grand Pasteur qui nous appelle et convie si doucement à soi, et que par ce moyen le nom de Dieu soit glorifié en nous.”

Ainsi, l’adhésion de la foi à la Révélation du Christ par les saintes Ecritures porte de nombreux fruits:

D’une part, notre coeur s’épanouit: il est dilaté par des émotions insoupçonnées; mais il est aussi tenu en bride pour résister aux pressions humanistes du “sens commun” et du “sens moral”.

D’autre part, elle stimule notre intelligence et la dote d’une logique spirituelle apte à saisir le sens de ce monde et de notre vie, tout en la protégeant des influences délétères et de la logique profane d’une raison jalouse de son autonomie.

Un coeur nouveau, une intelligence spiritualisée conduisent à une intense réflexion dans l’étude de la Parole, à quoi nous n’avons rien à ajouter, mais dont nous ne pouvons rien retrancher. Quelle que soit la question posée, c’est l’Ecriture toute entière qu’il faut avoir à l’esprit et prendre en compte pour obtenir la meilleur réponse: tel est le principe de l’analogie de la foi.

Dès lors, notre Confession énumère des Articles de Foi à partir desquels s’exerce notre réflexion, qu’il s’agisse du coeur ou de l’esprit. Les textes bibliques cités en référence orientent notre pensée mais ne l’épuisent jamais.

Après cinquante années de mise à l’épreuve, confrontées à de graves divergences dans l’exposition de la foi, les Autorités des principales Eglises réformées d’Europe ont jugé nécessaire de tenir à Dordrecht, aux Pays-Bas, un Synode exceptionnel (1618-1619), à la suite duquel Cinq Articles (appelés Canons, ou Décrets) ont été, par une décision unanime, ajoutés (en annexe” de notre Confession de foi par le Synode national des Eglises réformées de France, tenu à Alès, dans les Cévennes, le 6 octobre 1620 – Les Canons de Dordrecht ont été également réédités en 1988 et diffusés par la Fondation d’Entraide Chrétienne Réformée, Ratelaar 56, 2923 GG Krimpen a/d IJssel, Pays-Bas, ainsi qu’en France par les Editions Kerygma, 33, Avenue Jules-Ferry, F-13100 Aix-en-Provence.

A qui veut vraiment penser sa foi et en recueillir jour après jour les fruits du coeur et de l’esprit – si difficile et exigeante qu’elle paraisse à première lecture- l’étude attentive des Articles de doctrine du Synode de Dordrecht s’impose. Ils ne traitent pas de questions théoriques ou subtiles, mais hors de toute erreur ou spéculation, des conditions dans lesquelles les croyants peuvent et doivent accepter la grâce divine, être certains qu’elle leur est offerte et données, qu’elle leur sera maintenue, et qu’ils persévèreront dans la foi jusqu’au terme de leur vie. Dieu leur Père, en Jésus-Christ leur unique Sauveur, les dotera d’un plein pardon et leur attestera, étant ses héritiers et les co-héritiers du Christ, qu’ils ont et garderont un esprit libre et une bonne conscience devant lui jusqu’au terme de leur vie, et serviront à célébrer sa gloire.

“C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu! Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie; car

nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des oeuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. (Ep 2:8-10)

Pierre Ch. Marcel

 

I. DIEU ET SA REVELATION

1. Dieu

Nous croyons et confessons qu’il y a un seul Dieu, qui est une seule et simple essence spirituelle, éternelle, invisible, immuable, infinie, incompréhensible, ineffable, qui peut toutes choses, qui est toute sage, toute bonne, toute juste, et toute miséricordieuse.

Dt 4:35, 39; Es 44:6, 8; 1 Co 8:4, 6; Ep 4:6; 1 Tm 2:5.Jn 4:24. Ex 3:15-16; Es 40:28.Rm 1:20; 1 Tm 1:17. Ml 3:6; Jc 1:17. Rm 11:33. Jr 10:6-7; Rm 11:33. Lc 1:37; 1 Ch 29:10-12. Rm 16:27. Mt 19:17; Ex 33:19. Jr 12:1.Ex 34:6-7.

2. La Révélation

C’est ce Dieu qui se fait connaître aux hommes :

Premièrement, par ses oeuvres, aussi bien par leur création que par leur conservation et la manière dont il les conduit.

Deuxièmement, et plus clairement encore, par la Parole qui, au commencement révélée par oracle, a été ensuite rédigée par écrit dans les livres que nous appelons: Ecriture Sainte.

Ps 19:2.Rm 1:20; 1 Cor 12:6.Hé 1:1; Ps 19:8.Gn 15:1 etc.; 2 P 1:21.Ex 24:4; 31:18; Ps 102:19; Ha 2:2; Ap 1:11.Rm 1:2.

3. L’Ecriture Sainte

Toute l’Ecriture sainte est contenue dans les livres canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testaments dont voici le détail.

L’Ancien Testament :

Les cinq livres de Moïse: à savoir: la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome.

Josué, les Juges, Ruth, le premier et le second livre de Samuel, le premier et le second livre des Rois, le premier et le second livre des Chroniques, les livres d’Esdras et de Néhémie, le livre d’Esther.

Job, les Psaumes, les Proverbes de Salomon, le livre de l’Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques.

Les livres d’Esaïe, de Jérémie, les Lamentations de Jérémie, les livres d’Ezéchiel, Daniel, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habaquq, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie.

Le Nouveau Testament:

Le saint Evangile selon saint Matthieu, selon saint Marc, selon saint Luc et selon saint Jean.

Le second livre de saint Luc, autrement dit les Actes des Apôtres.

Les Epîtres de saint Paul: une aux Romains, deux aux Corinthiens, une aux Galates, une aux Ephésiens, une aux Philippiens, une aux Colossiens, deux aux Thessaloniciens, deux à Timothée, une à Tite, une à Philémon.

L’Epître aux Hébreux, l’Epître de saint Jacques, la première et la deuxième Epître de saint Pierre, la première, la deuxième et la troisième Epître de saint Jean, l’Epître de saint Jude, et l’Apocalypse.

4. L’Ecriture, règle de la foi

Nous reconnaissons que ces livres sont canoniques et la règle très certaine de notre foi, non pas tant par le commun accord et le consentement de l’Eglise, que par le témoignage et la persuasion intérieure du Saint-Esprit, qui nous les fait distinguer des autres livres ecclésiastiques sur lesquels, bien qu’ils soient utiles, on ne peut fonder aucun article de foi.

5. L’autorité de l’Ecriture

Nous croyons que la Parole qui est contenue dans ces livres a Dieu pour origine, et qu’elle détient son autorité de Dieu seul et non des hommes.

Cette Parole est la règle de toute vérité et contient tout ce qui est nécessaire au service de Dieu et à notre salut; il n’est donc pas permis aux hommes, ni même aux anges, d’y rien ajouter, retrancher ou changer.

Il en découle que ni l’ancienneté, ni les coutumes, ni le grand nombre, ni la sagesse humaine, ni les jugements, ni les arrêts, ni les lois, ni les décrets, ni les conciles, ni les visions, ni les miracles ne peuvent être opposés à cette Ecriture sainte, mais qu’au contraire toutes choses doivent être examinées, réglées et réformées d’après elle.

Ps 12:7; 19:8-9.2 Tm 3:15-17; 2 P 1:21. Jn 3:31, 34; 15:15.Dt 30:15-16, 19-20; Jn 15:10; Ac 20:27; Rm 15:4.Dt 4:2; 13:1; Pr 30:6; Ga 1:8-9; 3:15; 1 Tm 1:3; 2 Jn 9-10; Ap 22:18.Ps 62:10; Mt 15:3, 9; Mc 7:7; Ac 5:28; Rm 3:4.1 Co 3:11; 11:1-2, 23; 15:2; 2 Th 2:2; 1 P 4:11; 1 Jn 4:1.

Nos Symboles

Dans cet esprit, nous reconnaissons les trois Symboles, à savoir :

le Symbole des Apôtres,

le Symbole de Nicée,

le Symbole d’Athanase,

parce qu’ils sont conformes à la Parole de Dieu.

6. La Trinité

Cette Ecriture sainte nous enseigne qu’en la seule et simple essence divine que nous avons confessée, il y a trois Personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit:

- Le Père, cause première, principe et origine de toutes choses;

- Le Fils, sa Parole et sa sagesse éternelle.

- Le Saint-Esprit, sa force sa puissance et son efficacité.

Le Fils est éternellement engendré du Père; le Saint-Esprit procède éternellement du Père et du Fils.

Les trois Personnes de la Trinité ne sont pas confondues, mais distinctes; elles ne sont pourtant pas séparés, car elles possèdent une essence, une éternité, une puissance identiques, et sont égales en gloire et en majesté.

Nous acceptons donc, sur ce point, les conclusions des Conciles anciens, et repoussons toutes les sectes et hérésies qui ont été rejetées par les saints docteurs, comme saint Hilaire, saint Athanase, saint Ambroise et saint Cyrille.

Mt 3:16-17; 28:19; 2 Co 13:13; 1 Jn 4:13-14; 5:7.Ml 2:10; Jn 5:17, 19.Pr 8:12; 22:31; Jn 1:1-2; 17:3-5; Rm 1:3; 1 Co 8:6; Col 1:16; Hé 1:3; Ap 19:13.Es 48:16; 61:1; Mt 12:28; Lc 1:35; Jn 15:26; Ga 4:6.Jn 8:23, 58; Ph 2:5; Ap 1:8.Jn 14:16-17; Rm 8:9; 1 Co 6:11.Jn 15:26; Rm 8:9; Ga 4:6; Tt 3:5-6.

7. La Création

Nous croyons que Dieu, en trois Personnes coopérantes, a – par sa puissance, sa sagesse et son incompréhensible bonté – créé toutes choses, non seulement le ciel, la terre et tout ce qui s’y trouve, mais aussi les esprits invisibles.

Les anges et les démons

De ceux-ci, les uns (Satan et les démons) sont déchus et tombés dans la perdition, les autres (les anges) ont persévéré dans l’obéissance.

Nous croyons que les premiers, ayant sombré dans la perversité, sont ennemis de tout bien, par conséquent de toute l’Eglise; et que les autres, ayant été préservés par la grâce de Dieu, sont des serviteurs chargés de glorifier son Nom et de servir au salut de ses élus.

Gn 1; Jb 33:4; Ps 104; Es 40:26; Jn 1:3, 10; Ac 17:25-27; Hé 1:2; 3:4.Col 1:16-17; Ps 33:6.Lc 8:31; Mt 25:41; 2 P 2:4; Jude 6.Ps 103:20-21.Jn 8:44; 2 Co 2:11; 11:14; Ep 6:12.Ps 34:8; 148:2; Mt 25:31; Hé 1:7, 14.

8. La providence de Dieu

Nous croyons non seulement que Dieu a créé toutes choses, mais qu’il les gouverne et les conduit, disposant de tout ce qui arrive dans le monde et réglant tout selon sa volonté.

Certes, nous ne croyons pas que Dieu soit l’auteur du mal ou que la culpabilité puisse lui en être imputée, puisqu’au contraire sa volonté est la règle souveraine et infaillible de toute droiture et de toute justice vrai. Mais Dieu dispose de moyens admirables pour se servir des démons et des impies, de telle sorte qu’il sait convertir en bien le mal qu’ils font et dont ils sont coupables.

Ainsi, en confessant que rien ne se fait sans la providence de Dieu, nous adorons avec humilité les secrets qui nous sont cachés, sans nous poser de questions qui nous dépassent. Au contraire, nous appliquons à notre usage personnel ce que l’Ecriture sainte nous enseigne pour être en repos et en sécurité; car Dieu, à qui toutes choses sont soumises, veille sur nous d’un soin si paternel qu’il ne tombera pas un cheveu de notre tête sans sa volonté. Ce faisant, il tient en bride les démons et tous nos ennemis, de sorte qu’ils ne peuvent nous faire le moindre mal sans sa permission.

Ps 104; Jb 34:14-15; Jn 5:17; Hé 1:3.Gn 27:20; 1 R 22:34; Ps 75:7-8; 115:3; 139:2-6, 13-18; Pr 21:1; Es 10:5-7; 45:7; Lm 3:37-38; Mt 10:29-30; Ac 14:17; 17:26-28; Jc 4:15.Jb 1:22; Ps 5:5; Os 13:9; Ga 5:19-21; 1 Jn 2:16; 3:8.Ps 45:7; 119.Gn 45:8; 50:20; Jb 12:13-25; Ac 2:23-24; 4:28; Rm 8:28.Rm 9:19-20; 11:33-34.Jb 1:21; Ps 10:14; 37:5; Rm 5:3-4; 8:28-29; 2 Co 4:7-18; 1 Th 5:18; Jc 1:1-3.Mt 6:25-34; 10:30; Lc 21:18.Gn 3:15; Jb 1:12; 2:6; Es 45:1-8.

 

II. L’HOMME ET SON PECHE

9. Pureté originelle et déchéance de l’homme

Nous croyons que l’homme – qui a été créé pur, sans la moindre tache et conforme à l’image de Dieu – est par sa propre faute déchu de la grâce qu’il avait reçue. Il s’est ainsi séparé de Dieu qui est la source de toute justice et de tous biens, au point que sa nature est désormais entièrement corrompue.

Impossibilité d’une religion naturelle

Nous croyons que l’homme, étant aveuglé dans son esprit et dépravé dans son coeur, a perdu toute intégrité sans en avoir aucun reste.

Bien qu’il ait encore quelque discernement du bien et du mal, nous disons néanmoins que la lumière qui subsiste en lui se change en ténèbres quand il est question de chercher Dieu, de sorte qu’il n’en peut nullement approcher par son intelligence et sa raison.

La nécessité de la grâce

Quoique l’homme ait une volonté, par laquelle il est incité à faire ceci ou cela, nous croyons toutefois qu’elle est totalement prisonnière du péché, en sorte qu’il n’a de liberté à bien faire que celle que Dieu lui donne.

Gn 1:26, 31; Ec 7:29; Ep 4:24.Gn 3:6, 17.Es 1:2-4; 59:2; Jr 2:13, 17, 21-22; Ep 4:18.Gn 2:17; 3:19; 6:5; 8:21; Jn 3:19-20; Rm 5:12, 18; Ep 2:1-3.Jn 8:3, 43-44; Rm 1:29-32; 3:9-18; 7:5; 1 Jn 1:8, 10.Rm 1:21; 2:14-20.Jb 14:4; 1 Co 2:14.Jr 13:23; Rm 7:14-20.Ps 94:11-12; Es 26:12; Jn 1:4-5, 9; 6:44, 65; 8:36; 15:5; Rm 6:17-18; 8:6-7; 2 Co 3:5; Ph 2:13.

10. L’hérédité du péché

Nous croyons que toute la descendance d’Adam est infectée de cette souillure du péché originel, qui est un vice héréditaire, et non pas seulement une imitation, comme les pélagiens, dont nous réprouvons les erreurs, l’ont enseigné.

Nous n’estimons pas qu’il soit nécessaire de rechercher comment le péché se transmet d’un homme à sa descendance, car il nous suffit de savoir que ce que Dieu avait donné à Adam n’était pas pour lui seul, mais pour toute sa postérité avec lui, et qu’ainsi, en lapersonne même d’Adam, nous avons été dépouillés de tous biens, et sommes tombés dans une indigence extrême et dans la malédiction.

Cf. art 9.Ps 51:7; Jn 1:4-5.Mt 15:19.Gn 1:26-28; 2:15-17.Gn 3:14-24; Rm 5:12, 18-19.

11. La condamnation du péché

Nous croyons aussi que ce vice du péché originel est péché, au sens propre du mot, qu’il suffit à condamner tout le genre humain, jusqu’aux petits enfants dès le sein maternel, et que Dieu le considère comme tel.

Nous croyons même qu’après le Baptême le péché originel est toujours péché quant à la culpabilité bien que la condamnation en soit abolie dans les enfants de Dieu, Dieu ne la leur imputant plus par sa bonté gratuite.

La permanence du péché

Nous croyons aussi que le péché originel est une perversion qui produit toujours des fruits de corruption et de révoltes, tels que les hommes les plus saints, quoiqu’ils y résistent, ne cessent point d’être entaché de faiblesses et de fautes tant qu’ils habitent en ce monde.

Rm 3:9-18; 5:12, 18-19; Ep 2:3, 5.Ps 51:7; Es 48:8; Rm 5:14.Rm 7:8, 10, 17-18, 20, 23.

 

III. JESUS-CHRIST

12. Notre élection en Jésus-Christ

De cette corruption et de cette condamnation générales où tous les hommes sont plongés, nous croyons que Dieu retire ceux que, dans sa volonté éternelle et immuable, il a élus par sa seule bonté et miséricorde en notre Seigneur Jésus-Christ, et cela sans considération de leurs oeuvres.

Nous croyons qu’il laisse les autres dans cette même corruption et condamnation, pour démontrer en eux sa justice, tout comme il fait briller, dans les premiers, les richesses de sa miséricorde. Car ceux-ci ne sont pas meilleurs que les autres jusqu’à ce que Dieu les distingue selon le dessein immuable qu’il a arrêté en Jésus-Christ avant la création du monde.

Il n’est d’ailleurs personne qui puisse s’approprier un tel bien par ses propres moyens, puisque, de nature, nous ne pouvons avoir un seul bon mouvement, aucune bonne disposition de notre volonté, ni aucune bonne pensée, jusqu’à ce que Dieu nous ait devancés et nous y ait disposés.

Ex 33:19; Rm 8:29; 9:15.1 S 12:22; Jn 15:16; Rm 2:11, 23; 11:5-6; Ep 1:4-6.Ps 5:5-7; Ez 9:10; 18:4; Rm 1:18; Ga 6:7-8.Ex 9:16; Rm 9:18, 22-23.Cf. art. 9; Jr 10:23; Ep 1:4-5.

13. Notre salut est en Christ

Nous croyons qu’en Jésus-Christ tout ce qui était nécessaire à notre salut nous a été offert et communiqué. Nous croyone que Jésus-Christ, qui nous est donné pour que nous soyons sauvés, a été fait pour nous à la fois sagesse, et justice, et sanctification, et rédemption, en sorte qu’en se séparant de lui on renonce à la miséricorde du Père, en laquelle nous devons avoir notre unique refuge.

Mt 1:21; Jn 14:16; Ga 1:19-20; 1 Tm 2:5-6.Jn 3:16; 1 Jn 1:2.1 Co 1:30; Ep 1:7-8; Col 1:13-14; 2:10; Tt 2:14.Ac 4:11; 1 Tm 2:5.

14. La divinité et l’humanité de Jésus-Christ

Nous croyons que Jésus-Christ, étant la Sagesse de Dieu et son Fils éternel, a revêtu notre chair afin d’être Dieu et homme en une même personne et, en vérité, un homme semblable à nous, capable de souffrir dans son corps et dans son âme, ne différant de nous qu’en ce qu’il a été pur de toute souillure.

Quant à son humanité, nous croyons que le Christ a été l’authentique postérité d’Abraham et de David, quoiqu’il ait été conçu par l’efficacité secrète du Saint-Esprit. Ce faisant, nous rejetons toutes les hérésies qui, dans les temps anciens, ont troublé les Eglises.

Jn 1:14; Ga 4:4; Ph 2:6-7.Mt 26:38; Lc 23:46; Jn 12:27; 19:30; Hé 2:17-18.2 Co 5:21; Hé 4:15; 1 P 2:22; 1 Jn 3:5.Gn 22:18; Ps 132:11; Jr 33:15; Mt 1:1; Ac 2:30-31.Mt 1:18; Lc 1:31, 34-35.

15. Les deux natures du Christ

Nous croyons qu’en une même personne, à savoir Jésus-Christ, les deux natures sont vraiment et inséparablement conjointes et unies, chacune d’elles conservant néanmoins ses caractères spécifiques, si bien que, dans cette union des deux natures, la nature divine, conservant sa qualité propre, est restée incréée, infinie et remplissant toutes choses, de même que la nature humaine est restée finie, ayant sa forme, ses limites et ses caractères propres.

En outre, quoique Jésus-Christ, en ressuscitant, ait donné l’immortalité à son corps, nous croyons toutefois qu’il ne l’a pas dépouillé de la réalité propre à sa nature humaine.

Nous considérons donc le Christ en sa divinité, de telle sorte que nous ne le dépouillons point de son humanité.

Mt 1:23; Lc 1:35; Jn 1:14; 1 Tm 2:5; 3:16.Cf. art. 7, notes 1 et 2; Jn 3:31-34; 12:44-45; 14:9-10; Col 1:19-20.Mt 26:11; 27:50; Lc 23:46; 24:38-39.Ac 3:21; Rm 1:4; 1 Co 15:12-24; Ph 2:6-11; 3:21.Jn 20:25, 27; Ac 1:2-3.

 

IV. L’OEUVRE DU SALUT

16. La mort du Christ

Nous croyons que Dieu, en envoyant son Fils dans le monde, a voulu montrer son amour et son inestimable bonté envers nous en le livrant à la mort et en le ressuscitant pour accomplir toute justice et pour nous acquérir la vie céleste.

Es 53:6; Jn 1:29; 3:16; 15:13; Rm 4:25; 8:3, 32:33; Hé 22:14-15; 1 Jn 4:9.

17. Notre réconciliation

Nous croyons que, par le sacrifice unique que le Seigneur Jésus a offert sur la croix, nous sommes réconciliés avec Dieu, afin d’être tenus pour justes de vant lui et considérés comme tels. Nous ne pouvons, en effet, lui être agréables et participer à son adoption que s’il nous pardonne nos fautes et les ensevelit.

Nous affirmons donc que Jésus-Christ est notre intégrale et parfaite purification, qu’en sa mort nous avons une totale réparation pour nous acquitter denos forfaits et des iniquités dont nous sommes coupable, et que nous ne pouvons être délivrés que par ce moyen.

Hé 7:27; 9:12, 24:28; 10:12, 14, 18; 1 P 3:18.Rm 5:1, 8-9; 8:1; 2 Co 5:18-20; Col 2:14; Hé 5:7-9.Rm 4:24; 5:19; 2 Co 5:21.1 P 2:24-25.Jn 15:3; Rm 8:2; Hé 9:14; 1 P 1:18-19.Es 53:5, 12; Mt 20:28; Rm 3:23-24; Col 1:14; 1 Tm 2:6; Hé 2:17.Ac 2:21; 4:12; 1 Co 2:2; Ph 3:8.

18. Notre pardon gratuit

Nous croyons que toute notre justice est fondée sur la rémission de nos péchés et que notre seul vrai bonheur se trouve dans ce pardon, comme le dit David.

C’est pourquoi nous rejetons tous les autres moyens par lesquels nous penserions pouvoir nous justifier devant Dieu et sans présumer d’aucune vertu ni d’aucun mérite, nous nous en tenons uniquement à l’obéissance de Jésus-Christ, qui nous est attribuée aussi bien pour couvrir toutes nos fautes que pour nous faire trouver grâce et faveur devant Dieu.

Notre paix

En fait, nous croyons qu’en nous écartant si peu que ce soit de ce fondement – l’obéissance de Jésus-Christ – nous ne pourrions trouver ailleurs aucun repos, mais que nous serions toujours rongés par l’inquiétude puisque, pris en nous-mêmes, nous sommes dignes d’être haïs par Dieu, et que nous ne serons jamais en paix avec lui jusqu’à ce que nous soyons fermement convaincus d’en être aimés en Jésus-Christ.

Es 1:18; 43:25; Jr 31:4; Ez 36:29; Jn 3:17-18; 5:24; Rm 3:23-24; 1 Co 6:11; Col 1:14; 1 Jn 2:12.Ps 32:1-3; cf. art. 17, nota 2; Lc 1:77; Rm 4:6-8; 8:1-2.Rm 4:2; 1 Co 1:29-31; 4:7.Rm 5:19.Cf. art 17 ; Ep 2:8.

19. La prière

Nous croyons que c’est par ce moyen que nous avons la liberté et le privilège d’invoquer Dieu avec la pleine confiance qu’il se montrera notre Père. Car nous n’aurions pas le moindre accès au Père, si nous n’étions introduits auprès de lui par ce Médiateur. Pour être exaucés en son Nom, il convient de recevoir notre vie de Jésus-Christ comme de notre Chef.

Mt 11:27; Jn 14:6; Hé 4:14-16.Ps 50:15; 145:18; Jr 29:12-14; Mt 6:9; 7:11; Lc 11:2; Rm 5:10; 8:14-17; Ga 4:6; Ep 3:12; Hé 10:19-22.Ep 2:18.Mt 28:18; Mc 16:19; Rm 8:33; Col 3:1; 1 Tm 2:5; Hé 7:24-25; 1 Jn 2:1.Jn 14:13; 16:23-24.Cf. Art 17 ; Rm 8:31-32; 1 Co 2:2; Ga 2:20-21; Hé 2:17-18.

20. La justification par la foi

Nous croyons que Dieu nous fait participer à cette justice (art. 18) par la foi seule, puisqu’il est dit que Jésus-Christ a souffert pour obtenir notre salut, afin que quiconque croit en lui ne périsse point.

Magazines et revues

novembre 28, 2007
 LA VOIE magazine !  Un nouveau mensuel chrétien généraliste, c'est tout les mois l'assurance d'un  magazine regorgeant de l'actualité francaise, internationale, mais aussi de l'actualité touchant le  christianisme sur ses aspects sociaux, doctrinaux, culturels,  sans oublier  les  nombreuses surprises et coups de coeurs !

http://www.lavoiemagazine.com/

Télévisions

novembre 28, 2007

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Radios chrétiennes

novembre 28, 2007

 

                                                               RCF-Bruxelles

 

Une radio chrétienne émettant à Bruxelles et sur ses environs sur le 107.4 Fm, également disponible online 24h/24 ; des émissions belgo-belges en alternance avec celles de la maison-mère française (www.radiorcf.com)

 

www.rcf.be

 

                           Couleur Gospel Production

 

Une webradio, qui vous propose des émissions « à la demande ». Un succès du Web, lancé en 1993, dans un esprit de partage de la Parole qui s’étendra à d’autres supports … Une initiative d’évangélisation et d’édification mis sur pieds par de jeunes Belges motivés, qui ne demandent qu’à être soutenus !

 

www.couleurgospel.org

 

                                                               Phatmass

The “phat” in phatmass stands for “Preaching Holy Apostolic Truth”. The website was built back in 2000 as a personal act of penance but has evolved into much more than that. Phatmass is a community of orthodox Catholics creating a cultural movement within the Church.

What we do…

  • Phatmass defends and promotes the faith through music and over the Internet and teaches people the absolute necessity of orthodoxy, charity and humility
  • We promote praying the rosary and provide a meditative prayer aide over the internet in our sister site, 59Beads.com
  • We produce Catholic hip-hop music with lyrics that are Catholic and teach about the glory of Christ’s Church. *We do not advocate using hip-hop in the liturgy
  • We participate in and organize live shows and events across the country where we will often give away rosaries, scapulars, books, etc – encouraging vocations and teaching youth (as well as adults) about the importance of the Sacred Liturgy and devotion to the Holy Eucharist.

http://www.phatmass.com

Les Pentecôtistes

novembre 28, 2007

Qui sont les pentecôtistes ?

Par Christian Seytre – Vice Président de la Fédération Protestante de France

(publié le 4 juillet 2005 sur www.protestanet.be).

 

C’est au tournant de ce siècle que le pentecôtisme est né, non comme une religion nouvelle, mais comme un retour aux sources de la spiritualité biblique. En effet, dans le Nouveau Testament, la primitive Église est pentecôtiste.

 

Il suffit de parcourir les pages des Actes des Apôtres pour s’en convaincre : parler en langues, prophéties, visions, révélations, guérisons, tout ce qui caractérise les Églises pentecôtistes s’y trouve déjà. Et pour cause : le pentecôtisme moderne, d’inspiration fondamentaliste, ne cherchait pas à innover, mais plutôt à revivre et à remettre en pratique tout ce qui est écrit dans le Nouveau Testament puisque ‘Jésus Christ est le même, hier, aujourd’hui et éternellement’ (Héb. 11.8).

L’histoire de l’Église est jalonnée de ces signes miraculeux que l’on appelle ‘charismes’ ou ‘dons spirituels’. En dehors de la Bible, des livres ou des auteurs anciens les mentionnent : la Didaché, le Berger d’Hermas, l’Épître de Clément aux Corinthiens, Tertullien … Ils se manifestent au Moyen Âge, puis chez les Camisards des Cévennes, chez les Jansénistes, chez les Irvengistes anglo-saxons.

Racines
Le pentecôtisme moderne est relié à tous ces événements ; il s’en sent solidaire. Mais ils n’expliquent pas son apparition.

Pour comprendre comment il s’est formé, il faut prendre conscience de l’attente spirituelle manifestée par une partie du courant évangélique anglo-saxon envers une expérience marquante de sainteté, que certains appelaient ’seconde expérience’, puis ‘baptême de feu’ et enfin ‘baptême du Saint Esprit’. Il y avait aussi une forte attente d’un ‘réveil’ de la part de Dieu, c’est à dire d’une visitation divine. C’est dans ce contexte qu’à la fin de l’année 1900, dans une école biblique de Topeka, au Kansas, des étudiants étudient le chapitre 2 des Actes des Apôtres. Ils constatent que lorsque le Saint Esprit est venu sur les apôtres rassemblés, ceux-ci ont parlé en langues. Le 1er janvier 1901, une étudiante demande la prière pour faire cette même expérience. Le directeur de l’école, le pasteur Charles Parham, hésite, puis accepte ; un moment plus tard la jeune fille commence de s’exprimer dans un langage inconnu. Le pentecôtisme est né.

Un autre étudiant de Ch. Parham, le noir W. Seymour, organise des réunions à Azuza Street en 1906 à Los Angeles. Il s’y passe des choses si extraordinaires que la presse s’en fait l’écho. C’est le début de l’essor du pentecôtisme.

Les racines de la spiritualité de Seymour se trouvent dans son passé. Il affirma son héritage noir en introduisant des négro-spirituals et de la musique noire dans la liturgie au moment même où cette musique était considérée comme inférieure et impropre pour le culte chrétien. En même temps il vécut fidèlement sa compréhension de la Pentecôte. Pour lui la Pentecôte signifiait davantage que le parler en langues. Cela voulait dire aimer tout en étant exposé au visage de la haine (plus de 3 000 noirs furent lynchés durant la vie de Seymour), vaincre la haine d’une nation tout entière en démontrant que la Pentecôte est quelque chose de tout différent du style de vie arriviste des Américains.
Dans le réveil à Los Angeles, des évêques blancs et des ouvriers noirs, des hommes et des femmes, des Asiatiques et des Mexicains, des professeurs blancs et des indigènes noirs étaient tous égaux.
Il n’est pas dès lors étonnant que la presse religieuse et la presse séculière rapportèrent en détail ces événements extraordinaires. (Hollenweger, préface au livre ‘Aux sources de la spiritualité pentecôtiste’).

Trois remarques :
Il n’y a pas de fondateur du pentecôtisme. Ses leaders les plus connus ont justement été connus parce qu’ils sont entrés dans cette mouvance, non parce qu’ils l’ont créée. On peut simplement constater qu’au sein du monde évangélique, un courant axé sur l’attente d’une seconde expérience appelée baptême de l’Esprit a débouché sur l’expérience de Topeka.

Les dons spirituels se sont manifestés dans toutes les Églises au cours des siècles. La naissance d’un mouvement appelé pentecôtisme est due au fait que des chrétiens évangéliques ont relié l’expérience du parler en langues avec la notion de baptême du Saint Esprit. Cela créait une rupture d’avec la théologie traditionnelle : le Saint Esprit n’était pas donné au croyant lors de sa conversion, de son baptême d’eau ou de sa confirmation, mais lors d’une expérience distincte, totalement en dehors de la volonté humaine (Charles Parham lui-même ne fit pas cette expérience !), et en dehors de tout cadre liturgique. Ainsi on pouvait être chrétien de longue date mais ne pas avoir reçu ce baptême du Saint Esprit.

Les premiers pentecôtistes ne voulaient pas à l’origine former une nouvelle confession chrétienne. Ils se pensaient comme ferment de renouveau au sein de leurs Églises.

Les pionniers de la Pentecôte avaient devant eux la vision d’un réveil qui atteindrait et inspirerait toutes les fractions de l’Église chrétienne, car ils appartenaient à tant de fractions différentes. Par-dessus tout, leur cœur s’enflammait dans la ferme assurance que ce serait là le dernier réveil avant le retour du Seigneur, et que, pour eux, l’Enlèvement de l’Église viendrait bientôt mettre fin à toute l’histoire terrestre. Cette espérance demeure ; mais les années ont passé et la formation d’Églises pentecôtistes distinctes a amené une évolution inévitable : une organisation grandissante et un Mouvement qui est maintenant reconnu comme une confession religieuse de plus (Donald Gee, Le Feu de la Pentecôte au XX° siècle, Éditions Viens et Vois, p.8)

Théologie
Théologiquement le pentecôtisme se rattache aux traditions fondamentalistes et évangéliques. Il reconnaît avant tout la Bible comme la Parole de Dieu, croit en la Trinité, à la naissance virginale de Jésus Christ, Fils de Dieu, à sa mort sur la croix pour le pardon de nos péchés, à sa résurrection triomphante le troisième jour, à son retour sur terre à la fin des temps. Les êtres humains sont pécheurs de nature, mais peuvent obtenir la vie éternelle en croyant en Jésus-Christ. Cela se produit par une expérience de conversion, appelée aussi nouvelle naissance selon la parole de Jésus à Nicodème ’si un homme ne naît de nouveau, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu’. Pour manifester son engagement le croyant prend le baptême par immersion, qui n’est conféré qu’à des adultes. Ensuite il doit mener une vie sainte qui est la marche dans la sanctification.

À ces doctrines traditionnelles du courant évangélique, le pentecôtisme ajoute ce qui le caractérise : sa conception du baptême du Saint Esprit, sa pratique des dons spirituels, son insistance sur la guérison divine.

Souvent il a simplifié le message évangélique en présentant l’’Évangile aux quatre angles’ : Jésus sauve, baptise, guérit, revient.

Jésus sauve : Jésus est mort pour nos péchés et il nous sauve si nous faisons une démarche de conversion envers lui. C’est pourquoi tout pentecôtiste est appelé à être un témoin, et à ‘gagner des âmes pour Christ’.

Jésus baptise : après sa conversion et son baptême d’eau, le croyant peut recevoir le Saint Esprit comme au jour de la Pentecôte. Ce baptême s’accompagne du signe du ‘parler en langues’ ou de la prophétie. Il n’est pas réservé à une élite, mais à tous les croyants, ‘car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur les appellera’ (Act. 2.39).

Jésus guérit : la guérison divine est un point clef de la théologie pentecôtiste. Jésus lui-même a ordonné à ses disciples de prier pour les malades : ‘voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris’ (Marc 16.17).

Même s’il y a contestation sur la fin de l’Évangile de Marc, il est évident que les premiers chrétiens, dans les Actes des Apôtres, croyaient en ces promesses et expérimentaient des miracles. En exerçant la même foi qu’eux, les chrétiens actuels devraient avoir les mêmes résultats, car Dieu ne change pas. Comment imaginer que Jésus a moins de compassion pour les malades aujourd’hui qu’il en avait hier sur les routes de Galilée ?

Cette guérison par la foi n’est pas réservée aux croyants ; elle serait même spécialement prévue pour ceux qui ne croient pas, afin que justement, en expérimentant la puissance de Dieu dans leur corps, ils puissent croire. Le succès du pentecôtisme tient au fait que des milliers et des milliers de gens de par le monde ont été guéris par la prière. Ils sont devenus des témoins enthousiastes et convainquants. Ce n’est pas pour rien qu’une Église pentecôtiste en France appelait ses lieux de réunion : Viens et vois. En effet, dans une église pentecôtiste on ne vient pas seulement pour écouter la parole, on vient aussi pour voir des miracles et sentir la présence de Dieu dans son corps.

Jésus revient : le pentecôtisme est aussi basé sur l’attente du retour de Jésus Christ. En tant que ‘réveil spirituel’, il devait être le dernier signe avant ce retour.

Cette attente semble mise en sourdine à l’approche de l’an 2000. On a tellement annoncé cette Parousie dans les dernières décennies qu’aujourd’hui la discrétion s’impose. Aucun des premiers pentecôtiste n’aurait soupçonné que ce siècle puisse se terminer sans que Jésus soit revenu.

Confessions de foi
Pour préserver leur identité, les Églises pentecôtistes ont généralement des ‘confessions de foi’, sortes de catalogue des dix ou douze points principaux de leur doctrine. Mais les pentecôtistes se méfient de la théologie. Ils veulent du concret. Jésus n’a pas choisi des théologiens comme apôtres, mais des pêcheurs de poissons. La foi n’est pas une connaissance doctrinale, mais une relation avec un Dieu vivant.

La théologie est généralement perçue comme dangereuse, comme remplaçant l’expérience de Dieu par un discours philosophique. Il y a bien sûr des exceptions, mais pour la majorité, faire de la théologie c’est rendre compliqué le message simple de l’Évangile. C’est le Saint Esprit qui aide à comprendre la Bible, pas les études.

Du coup le pentecôtisme est expérientiel. Comme le note Daniel Brandt-Bessire,

‘Tout le mouvement de sanctification jusqu’au pentecôtisme est bien plus intéressé par l’expérience religieuse que par le vocabulaire dans lequel on essaie de l’exprimer… Dans le pentecôtisme, on utilise presque exclusivement un vocabulaire décrivant l’expérience. Il est donc illusoire de vouloir comprendre la théologie pentecôtiste et ses racines en y appliquant une grille d’interprétation théologique universitaire’ (Daniel Brandt-Bessire, Aux sources de la spiritualité pentecôtiste, Labor et Fides, page 36).

Cette attitude fait la force et la faiblesse du pentecôtisme. Sa force parce que les gens, croyants ou incroyants, comprennent tout de suite le message qui est annoncé. Sa force aussi, parce que les responsables de l’Église peuvent être formés rapidement dans des instituts bibliques ou sur le tas. Ces pasteurs ou évangélistes sont choisis, non en fonction de diplômes, mais en fonction de leurs qualités humaines et spirituelles.

Sa faiblesse, parce que le pentecôtisme est traversé par différents courants basés plus sur l’expérience de certains leaders que sur la Bible. Les modes qu’ils transmettent peuvent apporter un renouvellement réel des Églises, mais peuvent aussi confiner au ridicule et provoquer des exagérations regrettables. Les excentricités sont une constante du pentecôtisme.

Il y a aussi le problème des fausses doctrines, qui amènent la création de véritables sectes pentecôtistes.

Ecclésiologie
Le pentecôtisme s’adapte au contexte dans lequel il se développe ; il y a ainsi des Églises très pyramidales et d’autres très décentralisées au niveau de la structure, selon la culture du pays : par exemple, en Suisse les Églises sont très démocratiques, en Afrique elles suivent davantage le système pyramidal tribal.

Certaines Églises reconnaissent tous les ministères mentionnés dans le Nouveau Testament : apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs, docteurs ou enseignants, anciens, diacres et diaconesses ; d’autres ne reconnaissent qu’une partie d’entre eux ; d’autres encore ont des évêques, des super intendants, etc. Là encore, la culture du pays d’origine est marquante.

Le pouvoir s’exerce de façon très différente selon les Églises. D’un côté il peut y avoir la façon autocratique de celui qui se croit ou qui est considéré comme ‘l’homme de Dieu’. Nouveau Moïse à la tête d’un peuple plus soumis que celui du désert, il règne sans partage ; de l’autre côté, il y a les Églises qui croient à la pluralité, à la nécessité d’être plusieurs afin que tous les ministères et tous les dons se manifestent.

La place de la femme n’est pas non plus envisagée partout de la même façon. En Europe, généralement, elle ne peut être pasteur. Il en va différemment aux États Unis ou en Asie. Cela dépend aussi des traditions des Églises.

En 1994, les 18 millions de pentecôtistes des États Unis ont créé une nouvelle organisation, multi-ethnique, pour promouvoir la coopération entre leurs différents Églises. Six responsables blancs et six responsables noirs, dont une femme évêque noire, ont été nommés.

Évangélisation et croissance
Il y a entre 350 et 450 millions de pentecôtistes dans le monde (BIP, 9 novembre 1994)

Le pentecôtisme est le mouvement religieux qui se développe le plus rapidement dans le monde aujourd’hui. Sa croissance phénoménale est surtout sensible en Afrique et en Amérique latine,

En Amérique latine, il représente 80 à 90% du protestantisme. Du coup les statistiques sont éloquentes :

Puerto Rico 28% de protestants, Chili 27%, Haïti 26%, Guatemala 24%, Brésil 21%, etc.

Selon quelques-unes des personnes qui étudient le paysage religieux en Amérique latine, le rythme de conversions à la foi évangélique serait de 400 personnes par heure. (SOEPI, juin 93).

En terme de croissance, les Églises ‘historiques’ augmentent de 2% par an ; les Églises pentecôtistes de 25% ! (Réforme, 7 novembre 1992). Dans un douzaine d’année, si le taux de croissance actuel se poursuit, il y aura 50% de pentecôtistes au Brésil, au Chili et au Guatemala.

Dans ce dernier pays, les statistiques disent qu’il y a 94% de catholiques ! Or, on l’a vu, on sait de différentes sources qu’il y a au moins 20% de pentecôtistes. C’est la preuve que le mouvement de pentecôte progresse au détriment de l’Église catholique (les catholiques baptisent les bébés et les considèrent ensuite comme membres de leur Église ; quand ceux-ci deviennent pentecôtistes, ils sont baptisés comme adultes et sont comptés sur les registres pentecôtistes. Ils sont donc comptés deux fois dans les statistiques) ; on comprend pourquoi l’Église catholique préfère parler de sectes pentecôtistes plutôt que d’Églises pentecôtistes.

‘Parfois, j’ai l’impression qu’on nous qualifie de sectes, nous les évangéliques, pour la simple raison que nous gagnons du terrain dans la société et représentons ainsi une menace pour les Églises établies dominantes’. (René Padilla, théologien argentin, SOEPI, juin 93).

Des pauvres et des présidents
Le pentecôtisme a commencé par toucher les pauvres. C’est encore dans les pays du Tiers-Monde qu’il se développe le plus aujourd’hui. Mais lorsque les pauvres se convertissent, qu’ils changent de vie, qu’ils lisent la Bible, qu’ils prennent des responsabilité dans la société, ils deviennent moins pauvres, et leurs enfants commencent à devenir instruits et à avoir de meilleures situations. Le résultat est qu’aujourd’hui parmi les pentecôtistes, il y a des gens riches et influents, des hommes politiques, et même des chefs d’État.

Le président de Zambie, Frederick Chiluba, et sa femme Vera, étaient au nombre des quelques 3000 chrétiens qui se sont présentés pour un rallye de prière organisé par l’Alliance évangélique de Zambie … ‘Une nation sous le regard de Dieu’, tel était le thème de ce rallye qui a débuté par une marche à travers la rue principale de la ville et a connu son apogée lors d’un culte en plein air au terrain des expositions de Lusaka. (Idéa)

Relations avec le protestantisme et l’œcuménisme
Les pentecôtistes sont des protestants, mais souvent des protestants sans la Réforme ; ils se relient au protestantisme par ce qu’on pourrait appeler une ‘filiation doctrinale évolutive’ : il y eut Luther et le salut par la foi, les anabaptistes et les baptistes qui rétablirent le baptême par immersion des adultes, Wesley et la sanctification, William Booth, fondateur de l’Armée du Salut qui sut évangéliser les pauvres, et enfin les pentecôtistes qui furent les instruments de Dieu pour la redécouverte du baptême du Saint Esprit. Ce schéma est perçu et présenté comme une réintroduction progressive des vérités du Nouveau Testament, telles que les vivaient les premiers chrétiens.

Le pentecôtiste ne renie pas les autres Églises ; il les considère comme des étapes, des chaînons dans la révélation de Dieu. Il souhaiterait que tous les chrétiens fassent comme lui, c’est à dire prenne le baptême d’eau par immersion, et reçoive le baptême du Saint Esprit en parlant de nouvelles langues.

Il se méfie un peu des autres dénominations protestantes, surtout celles qui sont pluralistes. Le libéralisme lui paraît être une grave dérive, et il est sécurisé quand le discours est orthodoxe.

Les pentecôtistes sont très méfiants envers l’œcuménisme. Ils le ressentent comme un retour à Rome. Il existe un anti-catholicisme farouche dans leurs milieux, que le mouvement charismatique n’a pas réussi à tempérer. Pourtant ils ont bien conscience qu’au niveau de l’éthique, ils sont plus proches du Pape que de l’Église réformée de France !

Parmi ceux qui s’ouvrent à l’œcuménisme, il semble que ce dernier soit vu comme la reconnaissance d’une unité invisible entre les chrétiens, par delà toutes les confessions , et surtout pas comme la recherche d’une unité structurelle.

Notons enfin que certaines Églises pentecôtistes sont membres du Conseil Œcuménique des Églises, et aussi qu’il existe, au niveau international, un dialogue catholique-pentecôtiste.

Le mouvement charismatique
Le mouvement charismatique protestant et catholique est issu du pentecôtisme, même s’il n’y a pas toujours entente entre charismatiques et pentecôtistes. Les charismatiques trouvent les pentecôtistes trop sectaires ; les pentecôtistes se demandent bien ce qui se passe chez leurs frères des autres Églises : leur expérience vient-elle vraiment de Dieu ? Si oui, ne devraient-ils pas quitter ces Églises pour rejoindre leurs rangs ?

Il est évident qu’il y a une grande différence entre les Églises pentecôtistes et les groupes charismatiques. Il est difficile pour les charismatiques d’accepter la théologie et l’ecclésiologie pentecôtiste, et surtout de les concilier avec les traditions de leurs Églises. Néanmoins la différence est plus culturelle qu’autre chose.

À Assise, en 1993, lors d’une rencontre des responsables du Renouveau charismatique catholique, le Père Kilian McDonnell partagea les fruits de ses recherches sur la patristique, et indiqua que chez les Pères de l’Église, ce que l’on appelle aujourd’hui baptême dans l’Esprit Saint chez les charismatiques, était en fait la norme pour tous les adultes baptisés de l’Église primitive. Voilà qui aurait réjoui beaucoup de pionniers de la pentecôte du début du siècle ! Quand on sait que durant cette même rencontre le Père Emiliano Tardif pria pour les malades, on peut se dire qu’on est bien en terrain pentecôtiste, sauf que cette prière pour les malades fut faite au cours d’une messe !

Si le mouvement charismatique n’est pas exempt d’ambiguïté (par exemple, des charismatiques protestants sont devenus catholiques et des charismatiques catholiques sont devenus protestants !), il représente néanmoins un des plus forts atouts de l’œcuménisme populaire du XXe siècle.

Situation en France
Certaines Églises pentecôtistes sont membres de la FPF [Parmi les Églises non membres de la FPF, on distingue trois groupes :

1.      Les Assemblées de Dieu, qui est l’Église pentecôtiste la plus connue en France. Elle compte 32 000 membres, chiffre qu’il faut multiplier par 3 ou 4 pour comparer avec les autres Églises, car les pentecôtistes ne comptent comme membres que les adultes baptisés par immersion. Créée en 1930 au Havre, cette Église a maintenant plus de 600 lieux de réunion, et 370 pasteurs. Elle n’est pas membre de la Fédération Protestante de France, mais a engagé un dialogue avec elle.

1.      les Églises pentecôtistes indépendantes : elles proviennent de scissions d’avec les Églises du groupe précédent, ou elles ont été créées dernièrement sous l’impulsion de missionnaires venus de l’étranger.

1.      les Églises ethniques : elles sont surtout présentes dans les grands centres urbains.

Conclusion
Le pentecôtisme, qui est redécouverte de la spontanéité de la vie de l’Esprit, peut apporter un renouvellement au protestantisme français. Il doit aussi se laisser interpeler par ses aînés dans la foi des autres Églises, et pour cela se placer en position de dialogue.

Les évangéliques

novembre 28, 2007

Qui sont les évangéliques ?
d’après les textes de http://www.protestanet.be

Billy Graham – (c) GJON MILI/TIME LIFE PICTURES

Extrait du livre de Alfred KUEN – Éditions Emmaüs 1998

(publié le 4 juillet 2005).


Que signifie le mot “évangélique” ? Si l’un de nos compatriotes consulte son dictionnaire pour se renseigner sur ce terme, il trouvera par exemple : 1. « Relatif ou conforme à l’Évangile, voir chrétien. 2. Qui est de la religion protestante, fondée essentiellement sur l’enseignement et la vie du Christ connue par les évangiles. Subst. Les évangéliques, les protestants ». (Petit Robert)

Il sera donc bien embarrassé lorsqu’il apprendra que les évangéliques constituent 60 % des protestants. Si une partie seulement des protestants est protestante tout court, que sont les autres ?

Dans certains pays, effectivement, le mot évangélique est un simple synonyme de protestant. D’ailleurs, en France, un certain nombre d’Églises évangéliques s’appellent Église protestante évangélique ou Communauté évangélique protestante (pour se différencier des sectes).

En effet, les Églises évangéliques se situent dans la ligne de la Réforme protestante du 16e siècle. Le mot évangélique vient de évangile, une francisation d’un mot grec qui signifie : bonne nouvelle. Étymologiquement, les évangéliques sont donc des porteurs de bonnes nouvelles – ne l’oublions pas. Mais le mot évangile désigne des écrits qui nous racontent la vie de Jésus-Christ et nous rapportent son enseignement. Les évangéliques sont donc des gens qui veulent suivre Jésus-Christ comme leur Maître et mettre son enseignement en pratique. Alors quelle différence entre une Église protestante (luthérienne ou réformée) et une Église évangélique ? Le sens spécifique du mot ‘évangélique’ nous vient des pays anglo-saxons.

Le mot anglais evangelical a servi à désigner un groupement informel de Grande-Bretagne de la fin du 18e siècle ‘qui réunissait des ’dissidents’ (anciens et nouveaux) et des ’anglicans pieux’’ (J. Baubérot, 85 p. 286).

S’il existe ce qu’on peut appeler des Églises évangéliques, il serait plus juste de parler d’un courant ou plutôt de courants évangéliques qui traversent toutes les Églises. Il y a des évangéliques dans l’Église réformée, l’Église luthérienne et même dans l’Église catholique. On parlera donc plutôt des évangéliques.

Dans l’ensemble du protestantisme, les évangéliques se caractérisent par leur insistance sur deux points.-

Ils croient que la Bible est la Parole de Dieu et que, par conséquent, elle est l’autorité souveraine pour toutes les questions de foi et de vie.
Selon l’enseignement du Christ et des apôtres, ils croient qu’on ne naît pas chrétien, mais qu’on le devient par un acte de foi personnel en Jésus-Christ, mort et ressuscité pour nous.

De ces deux points découle aussi le désir de partager la Bonne Nouvelle du salut avec ceux qui ne la connaissent pas – donc une certaine priorité de l’évangélisation. [J. Blandenier parle à ce sujet d’une ‘identité bipolaire’ : d’un côté, la doctrine biblique, de l’autre, l’expérience personnelle, ce que nous vivons sur le plan spirituel. Il met ces deux aspects en relation avec la double dimension du mot ‘foi’ dans le langage biblique : ‘tantôt le contenu de l’enseignement révélé (rides quae creditur ‘la foi transmise aux saints une fois pour toutes’) ; tantôt l’attitude personnelle du croyant devant son Dieu (rides quae creditur ‘ta foi t’a sauvé’). Et je ne vois pas d’autre moyen de décrire notre identité que de nous référer à ces deux lignes de force. Personne ne peut réduire la réalité évangélique à une seule composante’ (Identité) [1. L’autorité des Écritures
Jésus s’est toujours appuyé sur les déclarations de la Bible – c’est-à-dire, pour lui, de l’Ancien Testament – dans tout enseignement.

Il avait constamment recours à l’Écriture
dans sa lutte contre le diable auquel, par trois fois, il a répondu : ‘Il est écrit’,
dans ses discussions avec ses interlocuteurs : ‘N’avez-vous pas lu ?’ revient constamment ; ‘Que vous a prescrit Moïse ? Qu’est-il écrit dans la Loi ?’
dans son enseignement auprès de ses disciples.

Pour lui, elle est la Parole de Dieu lui-même (Mt 15.6), ‘le commandement de Dieu’ (v. 3), inspirée par le Saint-Esprit (Mt 22,43), qui ‘ne peut être anéantie’ (Jn 10.35). Le ciel et la terre passeront, mais la Parole de Dieu demeure éternellement.

Tel a aussi été l’enseignement des apôtres. ‘Toute l’Écriture est inspirée de Dieu’ dit l’apôtre Paul dans sa dernière lettre (2 Tm 3.16), et l’apôtre Pierre le répète : ‘C’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu’ (2 Pi 1.21).

La ‘reconnaissance du texte biblique comme la nourriture indispensable et quotidienne du croyant demeure centrale et constitutive d’une spiritualité évangélique. Elle est, dans le protestantisme, comme la continuation de là lectio divina monastique’ (L. Schweitzer, 97 p. 136).

Face aux théologiens libéraux qui nient l’inspiration divine et l’autorité de l’Écritures les évangéliques maintiennent son ‘autorité souveraine’ dans toutes les questions de foi et de vie, et l’authenticité des ses écrits. [L’autorité des Écritures a constitué le point de rupture du protestantisme avec l’Église romaine. À Worms, Luther a déclaré : ‘À moins d’être convaincu par le témoignage de l’Écriture et par des raisons évidentes – car je ne crois ni à l’infaillibilité du pape ni à celle des conciles, puisqu’il est établi qu’ils se sont souvent trompés et contredits -je suis lié par les textes bibliques que j’ai cités. Tant que ma conscience est captive de la Parole de Dieu, je ne puis ni ne veux rien rétracter, car il n’est ni sûr ni salutaire d’agir contre sa conscience. Que Dieu me soit en aide !’

En vain, celui qui dirigeait les débats l’a incité à abandonner sa conscience et à s’en remettre aux autorités.

Par cette déclaration, ‘Luther engageait une mutation profonde dans la façon même d’établir la légitimité religieuse : celle-ci se trouvait transférée de l’institution au message. L’institution religieuse devenait relative et subordonnée au message. Elle devait être évaluée à l’aune de ce dernier à partir de la question : transmet-elle fidèlement le donné biblique ? Le lieu de la vérité n’était plus dans l’institution, mais dans le message qu’elle proclamait à partir de la Bible. Dès lors, comme l’a bien vu l’écrivain français Nicolas Boileau (1636-171 1) dans sa Satire XII, Sur l’équivoque (posthume, 1716), ’tout protestant est un pape, une Bible à la main’. Tout chrétien bien informé des Écritures peut remettre en cause l’institution ecclésiastique. La Bible est la seule source de la légitimité religieuse : c’est le fameux principe de la Sola Scriptura’ (J.-P. Willaime, 92 p. 63).

En fait, seuls les évangéliques ont maintenu ce principe, en le défendant contre la prétention de la raison humaine de décider ce qui, dans l’Écritures est Parole de Dieu et ce qui est parole humaine.

‘Les Églises réformées, dit le pasteur 0. Rosselet, comprennent les Écritures comme un témoignage à la Parole, lié à un contexte, à une histoire’ (96 p. 27). Alors que, pour les évangéliques, elles sont Parole de Dieu.

En 1958, des théologiens américains et européens se sont concertés pour définir leurs positions. Ils ont déclaré en particulier : ‘En faisant le point sur les heurs et malheurs du christianisme au cours de notre siècle, nous sommes tous tombés d’accord sur le fait que l’autorité, en particulier l’autorité de l’Écritures est le critère de différenciation des convictions théologiques’ (Carl Henry, 59 p. 7).

‘Pour les évangéliques, dit le pasteur Rüegger, la normativité de la Bible est décisive dans toutes les questions touchant à la doctrine, à la foi et à la vie. Dans ce sens, on peut dire que le mouvement évangélique est un mouvement fondé sur la Bible, accordant une grande importance au fait que chaque chrétien – et pas seulement les théologiens et les ministres ! – lit la Bible et règle sa vie quotidienne à la lumière de la Bonne Nouvelle. Chez eux, le principe de la Réforme – sola scriptura – n’est pas uniquement une théorie, il est réellement mis au centre de la pratique quotidienne’ (96 p. 2).

2. La nouvelle naissance
Un deuxième aspect important de l’enseignement de Jésus est la nécessité de la conversion et la nouvelle naissance de chaque homme et chaque femme pour être un vrai chrétien.

Jésus a dit : ‘Si vous ne vous convertissez… vous n’entrerez pas dans le royaume de Dieu’ et à Nicodème : ‘À moins de renaître d’en haut, personne ne peut voir le royaume de Dieu’ (Jn 3,3,).

Ce changement de vie total a lieu chaque fois que quelqu’un accepte de croire que Jésus-Christ est mort pour lui sur la croix, qu’il a payé la dette de son péché et qu’à présent, il bénéficie constamment de la justice de Dieu ; il devient enfant de Dieu, frère de Jésus-Christ et de tous ceux qui ont été, comme lui, libérés par le Christ.

Il entre dans l’ekklésia, l’assemblée de ceux qui sont sauvés. Les Églises évangéliques sont des Églises de professants comme l’étaient les Églises des premiers siècles, Pour en devenir membre il faut avoir fait profession de croire en Jésus-Christ et de vouloir se conformer à sa Parole.

Les ‘professants’ ne se considèrent nullement comme la seule véritable Église, ‘mais ils regrettent la confusion entretenue par l’idée que tous ceux qui ont été baptisés a la naissance sont chrétiens, autrement dit qu’on puisse être appelés ’chrétien’ sans une foi personnelle en Christ’. Une assemblée de croyants, ne signifie pas une assemblée de purs, ‘mais puisque seule la foi est constitutive du peuple de Dieu, il ne peut y avoir d’autre critère pour recevoir une personne comme membre de l’Église que la libre profession de foi de cette personne. C’est seulement ainsi que l’on peut respecter la liberté et la responsabilité de chacun’ (R. Somerville, 97 p. 73).

De fait, nous trouvons dans l’évangélisme ‘une valorisation nouvelle de la vie communautaire’ (D. Zimmerlin, 97 p. 85). La participation à la vie d’une communauté est fortement encouragée et l’aide à la détresse d’autrui est réaffirmée avec insistance depuis les années 1980.

‘À côté du sola scriptura, dit le pasteur Rüegger, le solus Christus de la Réforme est un principe central pour les évangéliques. L’exclusivité de la médiation salvatrice du Christ en tant que sacrifice propitiatoire, est une composante fondamentale et indiscutable de la foi évangélique. Face aux autres religions, en particulier, on insiste sur le fait qu’aucun compromis ne peut être fait quant à l’importance de Jésus-Christ pour le salut de tous les hommes de toutes les cultures’ (96 p. 2).

‘Ce qui distingue la pensée et la pratique évangéliques, c’est la compréhension de la conversion et du salut en termes d’expérience personnelle, unique et initiale, sans la médiation des sacrements’ (B. Bolay, 95 p. 89). Pour les évangéliques, l’expérience est une ‘composante incontournable de la condition humaine et pôle identitaire de la mouvance évangélique’ (Id. p. 87).

D’ailleurs le mot expérience ne se rapporte pas seulement à l’expérience initiale de la nouvelle naissance, mais il caractérise aussi un processus spirituel qui se poursuit tout au long de la vie du croyant. Pour l’évangélique, ‘le Dieu de la Parole est un Dieu qui agit, que l’on prie, qui répond et qui s’intéresse à notre vie… Le christianisme est une vie avant d’être une doctrine et il est possible de prendre au mot le texte biblique et d’entrer dans la réalité nouvelle dont il parle’ (L. Schweitzer, 97 p. 136).

Les évangéliques, disait H. Blocher dans une conférence faite à l’Institut biblique Emmaüs en février 1993, ont su maintenir le sens du spirituel et du surnaturel. L’insistance sur la nécessité d’une expérience religieuse personnelle, la foi aux miracles passés et présents constituent des traits communs à l’ensemble des évangéliques. Ils refusent les réductionnismes, les ‘horizontalismes’, le ritualisme dépersonnalisant, le mysticisme élitique et l’intellectualisation de la foi.

Bien des facteurs divers peuvent amener quelqu’un à faire l’expérience de la nouvelle naissance. Dans Religion in Sociological Perspective (p. 119), Brian Wilson fait une liste des motivations qui peuvent accompagner une conversion : ‘la chaleur et le renforcement communautaire ; la fourniture d’un sens et d’un but pour la vie quotidienne ; la possibilité d’une expression personnelle ; parvenir à trouver une place et un statut dans un groupe ; avoir une meilleure image de soi ; adopter un style de vie qui tranche avec la grisaille quotidienne’ (cité par F. de Coninck, 95 p. 52).

L’essentiel n’est ni dans la motivation, ni dans la modalité de l’expérience [3. L’évangélisation
Le désir de partager la bonne nouvelle du salut avec ceux qui ne la connaissent pas découle de l’affirmation de Jésus : ‘Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père sans passer par moi’ (Jn 14.6). L’apôtre Pierre, de son côté a affirmé que ‘c’est en lui (en Christ) que se trouve le salut, en personne d’autre. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devrions être sauvés’ (Ac 4.12). Si l’Évangile est le seul moyen de salut pour tout homme et toute femme, il s’ensuit que ceux qui connaissent son message aimeraient le partager avec le plus grand nombre de nos contemporains au près (évangélisation) et au loin (mission).

‘Parmi les chrétiens, dit le délégué œcuménique Heinz Rüegger, les évangéliques sont ceux qui investissent le plus dans la mission et l’évangélisation’ (96 p. 2).

Démarquages
Ces trois caractéristiques de la foi démarquent les évangéliques par rapport à d’autres fractions du christianisme :
l’autorité des Écritures s’oppose à la raison autonome comme aux traditions des Églises,
la nécessité d’une foi personnelle est en contradiction avec la croyance dans l’efficacité des sacrements et
l’accent sur l’évangélisation constitue un refus du syncrétisme moderne qui considère toutes les religions comme équivalentes (‘pourvu qu’on soit sincère’).

Si nous nous tournons vers des ouvrages plus spécialisés comme ‘L’Encyclopédie chrétienne mondiale’, [Ils considèrent la Bible comme seule révélation de Dieu, entièrement inspirée (mais non dictée) par lui, pleinement suffisante pour tout ce qui concerne la foi et la vie chrétienne, autorité souveraine en ces matières. Ils en déduisent la nécessité d’adhérer personnellement, de manière consciente et volontaire à ce que la Parole demande : accepter le salut par un acte de foi (= conversion ou nouvelle naissance) et conformer sa vie aux exigences de l’Évangile (premier sens du mot évangélique dans le dictionnaire).
Cela revient à dire qu’on n’est pas chrétien évangélique parce qu’on est né dans un pays chrétien ou une famille protestante, parce qu’on a été soumis à un rite d’initiation ou à un enseignement catéchétique, mais parce qu’on a pris personnellement position en face des exigences de Jésus-Christ. Cela signifie qu’il y a, dans la religion chrétienne, un aspect objectif : ce que Dieu a fait (révélation, rédemption par le Christ) et un côté subjectif (acceptation par la foi de l’œuvre de Dieu). L’équilibre entre ces deux aspects a été, depuis le début, l’enjeu du christianisme : constamment, l’Église a oscillé entre le monergisme déterministe où Dieu est censé agir en l’homme comme en un objet, et le synergisme où Dieu et l’homme collaborent au salut. Les évangéliques refusent ces deux positions et affirment à la fois la souveraineté de l’action divine et la nécessité d’une prise de position humaine.

À ces deux critères fondamentaux s’ajoutent, selon les auteurs, d’autres caractéristiques que nous verrons plus loin. [[1] Dans un document émanant du cœur de l’Évangélisme américain, le Centre Billy Graham de Wheaton, Joël Carpenter définit les évangéliques ainsi : ‘Les évangéliques ont souligné le fait qu’on ne trouve le salut que par une foi personnelle dans la mort expiatoire du Christ et la puissance du Saint-Esprit transformant la vie. Ils considèrent ces vérités comme étant le thème central de la Bible, qu’ils croient inspirée par Dieu et constituant l’autorité suprême en matières de foi et de vie chrétienne. Le label ’évangélique’ dit aussi que ces chrétiens veulent proclamer cet Évangile à d’autres par la parole et les actes’ (in Shuster D. – Stambaught J. Weimer F. 90 p. IX).

[2] ‘Il s’agit d’un mouvement dont l’unité repose sur deux principes : premièrement ’La Bible est la Parole de Dieu’ et deuxièmement ’Le salut et la participation aux activités religieuses reposent sur l’adhésion volontaire des individus’’ (D. Zimmerlin, 97 p. 14).

[3] ‘L’évangélisme peut se définir comme un mouvement orthodoxe, attaché à conserver et à transmettre la révélation biblique. Il se veut l’héritier du christianisme primitif et de la Réforme protestante’ (Ch. Sinclair, 94 p. 9). ‘Parce qu’ils sont fermement attachés au premier grand principe de la Réforme, ’sola scriptura’ (l’Écriture seule), les évangéliques ont le souci de ne pas s’écarter des vérités essentielles de la foi chrétienne transmises par les apôtres’ (R. Somerville, p. 69).

[4] Voir dans A. Kuen, Il vous faut naître de nouveau, pp. 161-209, les témoignages très divers d’expériences de conversion d’hommes et de femmes de Dieu..

[5] Voir dans Il vous faut naître de nouveau, pp. 118-129. Voir aussi B. Bolay Conversion oblige ! Les critères de la conversion selon le Nouveau Testament Genève Je sème 1997.

[6] Worid Christian Encvclopedia, éditée par David B. Barret, Oxford University Press.1982.

[7] Parmi les caractéristiques des ‘Communautés et Assemblées évangéliques de France’, Edmond Buckenham citait, dans la Revue Unité des chrétiens, le sacerdoce universel, l’autorité souveraine de la Bible, la direction collégiale des assemblées, la diversité des ministères et la responsabilité de témoignage (par la parole et l’entraide) incombant à chaque chrétien (84 p. 22). Dans la première présentation des évangéliques en Allemagne, Aujbrtich der Evangelikalen), Fritz Laubach (président des Églises libres) écrivait : ‘La conversion et l’assurance du salut, la communion des croyants, l’évangélisation et la mission ainsi qu’une confiance totale dans la Parole de Dieu telle qu’elle nous est donnée dans la Bible, voilà ce qui est évangélique’ (72 p. 83).